What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

19 avr. 2004

La maladie de l'imprimé.

Jean-Pascal disait :
Evoquée par Cavanna dans, il me semble, Les Ritals. La personne atteinte de cette maladie (permanente) ne peut absolument pas s'empêcher de lire quand quelque chose est imprimé, même s'il s'agit de la contenance d'un shampooing ou les ingrédients du sirop de grenadine.

Je suis aussi atteinte de la maladie de l'imprimé. Le silence exigé à table dans mon enfance m'a fait connaître par coeur les ingrédients d'une mauvaise moutarde. La bibliothèque est une prison. Je suis incapable d'y faire mes travaux. L'endroit est loin d'être aseptisé, plein de bouquins me sautent au nez, aux yeux, aux mains. La Presse m'appelle avec ses éditoriaux. Les ordis sont là pour les blogues.

Je parlerai de la maladie du livre.

Ne pouvant plus acheter du pain à l'ail ce midi, je me suis vengée à la coop. Pendant une demi-heure, j'ai cherché, encore et encore, quelque chose pouvant satisfaire mon appétit d'achat.

L'appétit d'achat arrive à chaque fois où je suis fauchée et où je ne veux pas me croire fauchée.

On doit avoir passé tous les livres de la librairie, je m'attendais à une révélation, un livre qui me sauterait aux yeux, qui me dirait : «Prends-moi, je suis ton seul désir!»
Déception, trop cher, trop petit, trop classique: trop de choix.
Pour ne pas déplaire au libraire, j'ai acheté un librio sur les Rolling Stones. J'aurais voulu les Beatles. Ils (ou presque) sont morts.

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