Scène 4 écrite mais je pense déjà l'enlever. Je pourrais inclure l'essentiel dans un flash-back avec youtube. Ça devrait couler avec la scène 5. J'ai pas envie de tomber dans trop de lieux communs, déjà que celui-ci en est déjà un. Mais j'ai envie d'avancer lentement et de transformer la structure ensuite.
Ou que c'est trop intello - penser vraiment à inclure une telle scène.
Il faut que je pense aussi à coller la scène qui dit qu'on m'aime pour d'autres attributs - pas nécessairement sympathique.
Ça serait peut-être mieux un roman, plus ça va, plus je romance. Mais j'ai trop d'idées de faux-documentaire qui me bombardent. J'ai vraiment envie de jouer la carte réalité/fiction, fantasme/réalité, médiatisation des rapports, projection de ses désirs.
J'aime pourtant la dernière phrase : « C’est tout le temps les mêmes qui ont le ballon, c’est pas juste, moi aussi je veux jouer. » J'ai l'impression que c'est un peu ça, pour moi. Que j'assiste au grand bal de la vie, à ce qui est décrié, à ce qu'on veut aimer - mais je peux pas y participer, je suis reléguée au rôle de spectatrice. Plus, y'a toujours des maudits gens populaires auprès de tout le monde qui font tomber toutes les filles ou tous les garçons - pourquoi eux peuvent et pas moi?
Je comprends un peu Charlyne Yi - je la comprends dans sa naïveté, sa fraicheur, ses accoutrements, son intelligence et son scepticisme aussi. Je la comprends de ne pas croire en l'amour - moi aussi, j'ai l'impression que je n'y crois pas trop, plus trop. Je suis trop exigeante pour ça - je sais pas ce que je pourrais vraiment offrir d'égal à ça. Pis franchement, je pense que je suis trop grosse pour tomber des hommes que je veux.
Michael Cera - nouveau fantasme - mais phoque, il est trop jeune, ce mignon!
***
Déjà, en lisant sur la culture québécoise, j'ai comme l'impression que ce que j'écris ne verra jamais le jour. Il me faudrait davantage de comédie et viser une audience plus large. Je m'imagine le montrer à des amis qui me disent déjà que mon truc est trop pointu, qui manque de consistance, qui ne va nul part et que les références ne s'adressent, en fait, qu'à moi.Ou que c'est trop intello - penser vraiment à inclure une telle scène.
Il faut que je pense aussi à coller la scène qui dit qu'on m'aime pour d'autres attributs - pas nécessairement sympathique.
Ça serait peut-être mieux un roman, plus ça va, plus je romance. Mais j'ai trop d'idées de faux-documentaire qui me bombardent. J'ai vraiment envie de jouer la carte réalité/fiction, fantasme/réalité, médiatisation des rapports, projection de ses désirs.
***
J'aime pourtant la dernière phrase : « C’est tout le temps les mêmes qui ont le ballon, c’est pas juste, moi aussi je veux jouer. » J'ai l'impression que c'est un peu ça, pour moi. Que j'assiste au grand bal de la vie, à ce qui est décrié, à ce qu'on veut aimer - mais je peux pas y participer, je suis reléguée au rôle de spectatrice. Plus, y'a toujours des maudits gens populaires auprès de tout le monde qui font tomber toutes les filles ou tous les garçons - pourquoi eux peuvent et pas moi?
***
Je comprends un peu Charlyne Yi - je la comprends dans sa naïveté, sa fraicheur, ses accoutrements, son intelligence et son scepticisme aussi. Je la comprends de ne pas croire en l'amour - moi aussi, j'ai l'impression que je n'y crois pas trop, plus trop. Je suis trop exigeante pour ça - je sais pas ce que je pourrais vraiment offrir d'égal à ça. Pis franchement, je pense que je suis trop grosse pour tomber des hommes que je veux.
Michael Cera - nouveau fantasme - mais phoque, il est trop jeune, ce mignon!
***
ALEXANDRINE
(répondant au reporter, passionnée)
Isabelle? Quand je l’ai rencontrée? Au secondaire. Était brillante. Je me souviens qu’on parlait des résultats en Floride. C'tait tellement n'importe quoi. Les machines étaient vieilles, fuckées. Y'avait des problèmes 'ek les bulletins. Pis la loi était weird aussi. Faque quand y'ont voulu recompter, c'tait juste comme 3-4 comtés. Pis là, Gore a demandé à Cour Suprême d'la Floride - c'tait Démocrate ça - de r'compter plus que ça. Mais là, les Républicains d'la Cour Suprême des États-Unis sont allés dire que c'tait inconstitutionnel c'qu'avait dit la Cour Suprême d'la Floride. Mais en même temps, ç'aurait dû être Gore qui gagne. Y'avait ben plus de voix aux États, quelqu' chose comme 500 000. C'tait comme quand les libéraux ont perdu d'vant les Péquistes, pis qu'on avait eu plus de vot'. En tout cas, c'est le système qui a à changer, parce que là, la démocratie. Le système une tête, un député, ça empêche les tiers-parti d'avoir un pouvoir pis en même temps, le système proportionnel, ben, c'pas assez stable, avoir des coalitions partout, tu peux pas être le boss 'ec plein de mains su'l volant, comme Charest a dit pis, moi j'pense que la démocratie directe c'est...
REPORTER (H/C)
(la coupant : peut être fait avant)
Et Christophe?
ALEXANDRINE
Ah! Qui? Ah! Mon Dieu! Christophe pis Isabelle. C’est le couple parfait! Un homme tout droit sorti de ses rêves!
REPORTER (H/C)
Et ils se connaissent depuis...
ALEXANDRINE
Bah, je sais pas, je les ai toujours vus ensembles. C'est des amis d'enfance, j'suppose. Aucune idée.
REPORTER (H/C)
Ok. On reprend, tu me résumes tout ça en 30-40 secondes, le plus naturellement possible.
«
Canneberge
C’est pas vrai! Toi aussi tu aimes Camille!
Isocèle – The money noooooote
Oui! J’aime surtout son 2e cd. J’l’ai écouté pendant 10 mois de suite.
Canneberge
Moi j’l’ai vue aux dernières francos, à son show gratuit.
Isocèle – The money noooooote
Moi c’tait deux semaines après.
Canneberge
J’pensais c’tait juste à moi que ça arrivait, d’être en retard par rapport au show. Moi j’ai manqué la tournée d’Amnesiac, à l’époque je commençais juste à découvrir Ok Computer.
J’aime beaucoup la polyphonie de Pâle septembre, la structure de la chanson est cool aussi, j’aime pas quand c’est toujours couplet-refrain. J’aime quand on joue avec la chronologie – dans les films aussi.
Isocèle – The money noooooote
Pâle septembre est ma toune préférée de Camille.
Donc t’as vu 21 grams, je suppose?
Canneberge
Yep! Et Memento, Babel et...
Isocèle – The money noooooote (la coupant)
Magnolia.
Canneberge (une seconde plus tard)
Magnolia.
Isocèle – The money noooooote
... Moi c’est Stéphane, en passant.
»
ISABELLE
Est-ce que je peux jouer avec vous?
Premier groupe d’ENFANTS
Oh! Isabelle la poubelle! Isabelle est pas belle! T’es pleine de poux Isabelle. Attention, alerte aux poux, Isabelle est là! S.O.S Alerte aux poux! (on entend les enfants imiter une ambulance et rire)
Les enfants partent à courir, ceux qui sont autour d’Isabelle s’éloignent, d’autres font des grimaces pour qu’Isabelle tente de les attraper. Isabelle regarde au sol, triste, se dirige vers une balançoire libre.
Second groupe d’ENFANTS
Oh, ça pue! Tassez-vous, Isabelle s’en vient.
Les enfants s’éloignent en se bouchant le nez et en grimaçant. Isabelle prend place sur la balançoire, l’air triste.
L’ENSEIGNANTE
Voilà, les méritas du mois de novembre sont maintenant tous distribués. Je vous félicite pour tous vos bons efforts. Nous allons maintenant parler d’un autre sujet. Vous vous souvenez qu’il y a une semaine, vous aviez fait un sondage pour le programme Ancre contre l’intimidation. Vous deviez me nommer, en secret, les personnes qui étaient les plus intimidés en classe. Encore une fois, cette année, c’est Isabelle. Isabelle, ma belle, j’aimerais ça que tu viennes en classe expliquer comment on se sent quand on est intimidé, pour que mes amis comprennent bien.
Isabelle s’avance, affrontant gêne et volonté de s’affirmer.
ISABELLE ENFANT (peut-être improvisé par l’enfant – idée de base)
Quand vous me dîtes des gros mots, ça me fait de la peine. Y’a personne qui veut jouer avec moi. J’aimerais ça avoir des amis. Je suis pas méchante avec vous, je comprends pas pourquoi vous voulez pas être ami avec moi.
(s’embarquant un peu dans un récit narcissique, comme le fait tout enfant)
En éducation physique vous dites que je suis poche. Je sais que je sais pas comment attraper le ballon. Mais si y’a jamais personne qui meul’ lance, je vais jamais apprendre comment attraper. C’est tout le temps les mêmes qui ont le ballon, c’est pas juste, moi aussi je veux jouer.
1- INTÉRIEUR JOUR. STUDIO.
ALEXANDRINE : Jeune fille 20 ans, cheveux rouge teints, délavés, droit, mais avec du volume. Yeux verts. Sans maquillage, très normale, imc de 26, naturelle. Fille d’un député agriculteur, mélange le meilleur et le pire des deux mondes.
REPORTER : Hors champs, voix grave, professionnelle, mais épuisée.
On tourne un documentaire sur la vie d’Isabelle.
ALEXANDRINE : Jeune fille 20 ans, cheveux rouge teints, délavés, droit, mais avec du volume. Yeux verts. Sans maquillage, très normale, imc de 26, naturelle. Fille d’un député agriculteur, mélange le meilleur et le pire des deux mondes.
REPORTER : Hors champs, voix grave, professionnelle, mais épuisée.
On tourne un documentaire sur la vie d’Isabelle.
ALEXANDRINE
(répondant au reporter, passionnée)
Isabelle? Quand je l’ai rencontrée? Au secondaire. Était brillante. Je me souviens qu’on parlait des résultats en Floride. C'tait tellement n'importe quoi. Les machines étaient vieilles, fuckées. Y'avait des problèmes 'ek les bulletins. Pis la loi était weird aussi. Faque quand y'ont voulu recompter, c'tait juste comme 3-4 comtés. Pis là, Gore a demandé à Cour Suprême d'la Floride - c'tait Démocrate ça - de r'compter plus que ça. Mais là, les Républicains d'la Cour Suprême des États-Unis sont allés dire que c'tait inconstitutionnel c'qu'avait dit la Cour Suprême d'la Floride. Mais en même temps, ç'aurait dû être Gore qui gagne. Y'avait ben plus de voix aux États, quelqu' chose comme 500 000. C'tait comme quand les libéraux ont perdu d'vant les Péquistes, pis qu'on avait eu plus de vot'. En tout cas, c'est le système qui a à changer, parce que là, la démocratie. Le système une tête, un député, ça empêche les tiers-parti d'avoir un pouvoir pis en même temps, le système proportionnel, ben, c'pas assez stable, avoir des coalitions partout, tu peux pas être le boss 'ec plein de mains su'l volant, comme Charest a dit pis, moi j'pense que la démocratie directe c'est...
REPORTER (H/C)
(la coupant : peut être fait avant)
Et Christophe?
ALEXANDRINE
Ah! Qui? Ah! Mon Dieu! Christophe pis Isabelle. C’est le couple parfait! Un homme tout droit sorti de ses rêves!
REPORTER (H/C)
Et ils se connaissent depuis...
ALEXANDRINE
Bah, je sais pas, je les ai toujours vus ensembles. C'est des amis d'enfance, j'suppose. Aucune idée.
REPORTER (H/C)
Ok. On reprend, tu me résumes tout ça en 30-40 secondes, le plus naturellement possible.
2- INTÉRIEUR SOIR. CHAMBRE OU BUREAU.
ISABELLE : alias Canneberge. Fait de l’embonpoint, fille normale mais intelligente, allumée, curieuse, bavarde. Manque de confiance en elle.
STÉPHANE : alias Isocèle. Jouflu, barbe, ordinaire, yeux bleus, pantalons sports. Qualités psychologiques semblables à Isabelle.
Isabelle et Stéphane clavardent pour la première fois ensemble. On voit Isabelle ajouter Stéphane, puis débuter la conversation en commentant son statut. Le courant passe bien.
ISABELLE : alias Canneberge. Fait de l’embonpoint, fille normale mais intelligente, allumée, curieuse, bavarde. Manque de confiance en elle.
STÉPHANE : alias Isocèle. Jouflu, barbe, ordinaire, yeux bleus, pantalons sports. Qualités psychologiques semblables à Isabelle.
Isabelle et Stéphane clavardent pour la première fois ensemble. On voit Isabelle ajouter Stéphane, puis débuter la conversation en commentant son statut. Le courant passe bien.
«
Canneberge
C’est pas vrai! Toi aussi tu aimes Camille!
Isocèle – The money noooooote
Oui! J’aime surtout son 2e cd. J’l’ai écouté pendant 10 mois de suite.
Canneberge
Moi j’l’ai vue aux dernières francos, à son show gratuit.
Isocèle – The money noooooote
Moi c’tait deux semaines après.
Canneberge
J’pensais c’tait juste à moi que ça arrivait, d’être en retard par rapport au show. Moi j’ai manqué la tournée d’Amnesiac, à l’époque je commençais juste à découvrir Ok Computer.
J’aime beaucoup la polyphonie de Pâle septembre, la structure de la chanson est cool aussi, j’aime pas quand c’est toujours couplet-refrain. J’aime quand on joue avec la chronologie – dans les films aussi.
Isocèle – The money noooooote
Pâle septembre est ma toune préférée de Camille.
Donc t’as vu 21 grams, je suppose?
Canneberge
Yep! Et Memento, Babel et...
Isocèle – The money noooooote (la coupant)
Magnolia.
Canneberge (une seconde plus tard)
Magnolia.
Isocèle – The money noooooote
... Moi c’est Stéphane, en passant.
»
3- EXTÉRIEUR JOUR. COUR D’ÉCOLE.
ISABELLE ENFANT : Petite fille, environ 7 ans, cheveux blonds, bouclés, yeux bleus, brillante, curieuse, mais rejetée, éprouve des difficultés sociales, aime avoir l’attention
LES ENFANTS : Ordinaires, habituels, cruels sans le savoir ou le souhaiter
Isabelle, timide, s’approche d’un groupe d’enfants.
ISABELLE ENFANT : Petite fille, environ 7 ans, cheveux blonds, bouclés, yeux bleus, brillante, curieuse, mais rejetée, éprouve des difficultés sociales, aime avoir l’attention
LES ENFANTS : Ordinaires, habituels, cruels sans le savoir ou le souhaiter
Isabelle, timide, s’approche d’un groupe d’enfants.
ISABELLE
Est-ce que je peux jouer avec vous?
Premier groupe d’ENFANTS
Oh! Isabelle la poubelle! Isabelle est pas belle! T’es pleine de poux Isabelle. Attention, alerte aux poux, Isabelle est là! S.O.S Alerte aux poux! (on entend les enfants imiter une ambulance et rire)
Les enfants partent à courir, ceux qui sont autour d’Isabelle s’éloignent, d’autres font des grimaces pour qu’Isabelle tente de les attraper. Isabelle regarde au sol, triste, se dirige vers une balançoire libre.
Second groupe d’ENFANTS
Oh, ça pue! Tassez-vous, Isabelle s’en vient.
Les enfants s’éloignent en se bouchant le nez et en grimaçant. Isabelle prend place sur la balançoire, l’air triste.
4- INTÉRIEUR JOUR. SALLE DE CLASSE.
ISABELLE ENFANT
LES ENFANTS
L’ENSEIGNANTE : Enseignante de métier, conjugue rigueur et souplesse, croit en ce qu’elle fait
Un enfant qui a intimidé Isabelle auparavant reçoit la médaille de « bon comportement », et repart heureux, sans que l’enseignante ne soit conscience de tout ce qui se passe en coulisse.
ISABELLE ENFANT
LES ENFANTS
L’ENSEIGNANTE : Enseignante de métier, conjugue rigueur et souplesse, croit en ce qu’elle fait
Un enfant qui a intimidé Isabelle auparavant reçoit la médaille de « bon comportement », et repart heureux, sans que l’enseignante ne soit conscience de tout ce qui se passe en coulisse.
L’ENSEIGNANTE
Voilà, les méritas du mois de novembre sont maintenant tous distribués. Je vous félicite pour tous vos bons efforts. Nous allons maintenant parler d’un autre sujet. Vous vous souvenez qu’il y a une semaine, vous aviez fait un sondage pour le programme Ancre contre l’intimidation. Vous deviez me nommer, en secret, les personnes qui étaient les plus intimidés en classe. Encore une fois, cette année, c’est Isabelle. Isabelle, ma belle, j’aimerais ça que tu viennes en classe expliquer comment on se sent quand on est intimidé, pour que mes amis comprennent bien.
Isabelle s’avance, affrontant gêne et volonté de s’affirmer.
ISABELLE ENFANT (peut-être improvisé par l’enfant – idée de base)
Quand vous me dîtes des gros mots, ça me fait de la peine. Y’a personne qui veut jouer avec moi. J’aimerais ça avoir des amis. Je suis pas méchante avec vous, je comprends pas pourquoi vous voulez pas être ami avec moi.
(s’embarquant un peu dans un récit narcissique, comme le fait tout enfant)
En éducation physique vous dites que je suis poche. Je sais que je sais pas comment attraper le ballon. Mais si y’a jamais personne qui meul’ lance, je vais jamais apprendre comment attraper. C’est tout le temps les mêmes qui ont le ballon, c’est pas juste, moi aussi je veux jouer.


0 commentaires:
Publier un commentaire
S'abonner à Publier des commentaires [Atom]
<< Accueil