What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

11 sept. 2009

J'ai décidé que mes relations épistolaires étaient du domaine public.
Non, pas vraiment - mais c'est surtout, je crois, que c'est le style littéraire qui me passionne le plus et où j'écris le mieux, maintenant. Et que comme je suis pas lu, et que comme, c'est pas à cacher, ça me dérange pas trop de m'étaler.
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Réponse en vrac, en vrai. Je parle trop, tu verras! Mais ce sont toutes de bonnes intentions!

J'avoue que j'avais oublié tout ça; que tu m'avais écrit, que je t'avais répondu. Parfois je suis étonnée de l'éphémère*. En fait, non : des fois ça s'étiole, c'est tout. Du coup, j'étais surprise, parce que le ton est le bon.
Je me retourne parfois dans la rue quand les gens répondent à leurs dépendances. Les chercheurs disent que lorsque la prosodie est familière, les synapses croient à tort que ça s'adresse à nous.

La dilution est l'image parfaite. Plus les inclinations sont nombreuses, plus le quotient temporel est petit.
Ces jours-ci, je trippe cinéma : j'aime le jeu de Gena Rowlands dans A Women Under the Influence, le montage des scènes d'actions dans A Wild Bunch, la photographie dans Il Conformista et l'écriture de Naked.

J'aime catégoriser : Coil, c'est quel genre? Wiki m'en dit plusieurs. J'ai toujours eu peur de l'industriel, depuis qu'un ami s'essayait à me nourrir de Skinny Puppy. Mais j'aime le minimalisme de Steve Reich. Bon, d'accord, je téléchargerai**, l'écoute sera plus tard. (Oui, j'avais oublié, même le téléchargement.)

Non, non, non, je ne connais pas Moderat, ne doute pas de toi; présume seulement de mon ignorance; parce que pour une criss de coupe d'affaire je sais pas et je m'enlise à le couvrir. Mais j'ai, j'ai, j'ai une ou deux pièces d'Apparat, dont le web me dit qu'il est parent. Mais en fait, c'est mieux que ça, parce qu'Apparat était au départ conseillé par l'homme qui en serait un de ma vie, s'il n'était en couple, bipolaire radioactif et pas attiré par moi.
Wouah, je sens qu'on a déjà modifié les ondes au fréquenceur entre 0:00 et 0:40 sur a New Error. Houba. C'est cool. Merci.

T'inquiètes : tu peux visiter tous les interstices extraterrestres et intramoléculaires en écoutant de la musique; j'abuse des métaphores musicales, ça fait du bien, parce que ce sont pas des sensations qu'on peut vraiment retranscrire facilement, je pense.
(Pour illustrer, voici l'extrait d'une conversation datant de 2003, encore naïve, je venais de goûter à Radiohead et à Massive Attack:
«
Prenons, par exemple, Paranoid Android de Radiohead. Plus riche. Nous sommes dans une marre d'idées nous enterrant. Comme le son de millions de
moustiques tournoyant autour de notre crâne. Dans un de ces songes où nos cordes vocales sont bloquées. Notre raison beugle, elle. Elle veut s'échapper, retrouver sa simplicité. Elle abdique. Elle ira avec les voix, incapable de les combattre. Les concepts l'emportent, loin, très loin. Une mer, on s'y noie, on devient pensées. On rejette la conformité, on va torturer la prochaine victime. La schizophrénie de Nelligan à son paroxysme: hélas! il a sombré dans l'abîme du rêve. »)

Non, j'ai pas vu M pour Montréal. J'ai choisi de visiter mon nouvel âgeux de père parce que je l'aime. Entendre parler d'intraterrestre, de dimensions multiples et de deux-mille-douze m'inspire et m'exaspère beaucoup. Il est cardiaque, mon père, sa vie est rythmée par une batterie. Pis pourtant, je me demande si je le perdrai par les choeurs célestes ou le coeur funeste. C'est comme s'il était déjà pu là.
Mais oui, pour en revenir : je ne connaissais pas l'évènement - d'ailleurs, je ne les cours pas trop, ça aussi, ça s'étiole pis ça s'oxo-biodégrade. Je connais Duchess Says de nom - j'ai mis une chanson dans ma compil de party qui bouge, celle-là avec Where's Your Head At et Wipe That Sound. Les autres, non, pas vraiment; je suis pas à jour, mais en même temps, je me pardonne.

J'pense que si jamais on se rencontre - si ça te tente toujours, maintenant que tu connais mes manies et mon extraversion-égocentrisme-pas-égoïste-mais-mal-foutu - tu vas me faire le plus grand bien, parce que déjà, je ressens ta grande curiosité et ta passion débordante! Ça doit être trépidant à partager!
Sens-toi pas intimidée - j'dois tout autant avoir l'air d'être sur un high sans nom. Quand j'écris, j'aime écrire. En fait, j'ai trop écrit c'est ce qui arrive quand je commence après minuit. Mais aujourd'hui, j'ai pas d'attentes, j'ai pas envie de me censurer, alors t'auras une bonne dose de mon stream of consciousness, pour le meilleur et le pire.

« La planète terre est bleue qu'est-ce tu veux qu'çam' colisse. » Planet earth is blue and there's nothing I can do - mon Dieu, l'adaptation est délicieuse!

Je pars en Alberta du 14 jusqu'au 21; je commence des stages ensuite. Mes heures risquent d'être fréquentées, mais la découverte et le plaisir d'écrire en valent la peine, je crois. Gmail est préférable à hotmail, utilisé pour le mécène, surtout.

Au plaisir, je l'espère, très fougueux,

Angélique

* De l'éphémère aux pommes, c'est très bon. J'ai pas goûté à celle aux cassis, qui semble être en vedette cette année, je crois.
** En passant, pour mon petit côté de 0.75 sur l'échelle de Kinsey, je trouve séduisante les filles qui parlent de bande passante, de gig et de torrent! J'ai toujours l'impression d'être la seule à tripper info.

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