Eh oui, ma vie n'est pas plus pleine si je la cours. Pas plus que celle de Sarah, celle qui préférait la course (si, si, celle qui faisait la une un). Ou pas plus, surtout, que celle de l'Homme consommant ses courses.
En fait,voilà, je me vois mal opposer le consumérisme d'expériences au matérialisme ambiant. J'espère leur indépendance mais je crains beaucoup plus leur corrélation. J'aimerais bien croire à l'existentialisme, par idéalisme, mais sans repères, je deviens nihiliste.
Proxénétisme
J'ai vu l'Ours, d'ailleurs, qui reprenait le sentier des bébés nombreux. Le hippie, rappelons-nous, voyageait dans le Grand Nord, puis en Asie, en Amérique latine, en Europe. Il enchainait ces conquêtes, qu'elles soit militantes ou amoureuses. Eh bien, il est passé des forums de la faécum au duodénum du fécal - je choisis ici les mots un peu plus pour leur sonorité que pour leur connotation (être dur, c'est beau, le brun, c'est la couleur de l'amour). N'empêche qu'il s'est attaché au politique. Jusqu'à me dégoûter : « On a, ouïssé-je, la possibilité d'avoir 41% du vote francophone, assez pour être majoritaire, si on déclenche les élections maintenant. » Sur fond de discorde sociale, certes. Politiquement engendrée, surtout.
Constructivisme
Le monde que j'ai créé en incluant l'Ours n'en était d'autant plus qu'imaginaire. J'aimais l'univers des possibles et m'y voir reflétée. Mon narcissisme nourrissait mes illusions. Je ne sais plus tôt à partir de quelle vérité ai-je créé cet échafaudage mental. J'aspirais au mieux et mon esprit n'était pas devin; ça doit être comme ça que j'ai fait mes devis.
***
Le monde, je l'aime au plus profond de moi. J'y suis enfoncée autant qu'il refait surface, en me berçant d'un amour gluant.
En fait,voilà, je me vois mal opposer le consumérisme d'expériences au matérialisme ambiant. J'espère leur indépendance mais je crains beaucoup plus leur corrélation. J'aimerais bien croire à l'existentialisme, par idéalisme, mais sans repères, je deviens nihiliste.
Proxénétisme
J'ai vu l'Ours, d'ailleurs, qui reprenait le sentier des bébés nombreux. Le hippie, rappelons-nous, voyageait dans le Grand Nord, puis en Asie, en Amérique latine, en Europe. Il enchainait ces conquêtes, qu'elles soit militantes ou amoureuses. Eh bien, il est passé des forums de la faécum au duodénum du fécal - je choisis ici les mots un peu plus pour leur sonorité que pour leur connotation (être dur, c'est beau, le brun, c'est la couleur de l'amour). N'empêche qu'il s'est attaché au politique. Jusqu'à me dégoûter : « On a, ouïssé-je, la possibilité d'avoir 41% du vote francophone, assez pour être majoritaire, si on déclenche les élections maintenant. » Sur fond de discorde sociale, certes. Politiquement engendrée, surtout.
Constructivisme
Le monde que j'ai créé en incluant l'Ours n'en était d'autant plus qu'imaginaire. J'aimais l'univers des possibles et m'y voir reflétée. Mon narcissisme nourrissait mes illusions. Je ne sais plus tôt à partir de quelle vérité ai-je créé cet échafaudage mental. J'aspirais au mieux et mon esprit n'était pas devin; ça doit être comme ça que j'ai fait mes devis.
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Le monde, je l'aime au plus profond de moi. J'y suis enfoncée autant qu'il refait surface, en me berçant d'un amour gluant.


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