What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

14 oct. 2005

J'y pense et j'y pense encore. À autre chose, non-dit, nécessairement.

***

Parfois, je crois que mon blogue doit être lu par quelqu'un. Ne serait-ce que quelqu'un tombe par erreur dessus, en faisant une recherche sur blogger.
J'ai déjà cherché ailleurs : rien qui y fait référence sur google.
Ça vient d'une recherche directe : ça fonctionne très bien en cherchant Angélique Soleil Lavoie. Ça vient aussi par une rechercher par mots-clés, dans les profil (par exemple, 99 francs).

Ce que ça signifie, c'est que google qui possède blogger (gggggggggggg ; la dynastie des g débute avec google, après les oo, yahoo, wanadoo, boo de choo) prive ses blogues d'une importante source de promotion. Dommage.

Je m'éloigne.
Donc, la théorie est la suivante :
Quelqu'un tombe sur mon blogue.
Parce que :
a) Il me connaît et sait où chercher. (recherche volontaire : « Voyons voir sur blogger »)
b) Je lui ai donné par erreur l'adresse (je l'ai laissée filer, il y a un an, avant de me reprendre).
c) Il tombe sur le blogue à cause des pubs sur blogger (« Ce blog vient d'être mis à jour ») ou de mon profil.

Dans l'option a), je me sentirais épiée. Quelqu'un m'a nécessairement « googlé » sur blogger. Il veut savoir des choses sur moi sans que je le sache. Je le fais pour des amis, en secret, mais les résultats ne sont pas convaincants. Mes amis ne laissent pas de traces sur le Web. Alors que moi, volontairement, j'aime bien laisser quelques pistes disparates. J'aime jouer à la détective sur google.
Donc, on a deux sentiments contradictoires :
1) J'apprécie la recherche et la débrouillardise.
2) J'ai l'impression qu'on lit mon journal intime.

Dans l'option b), je m'en voudrais. Je me sers nettement de mon blogue comme défouloir. Ou pire, si quelqu'un en viendrait à lire du mal de lui-même écrit par moi-même, je me sentirais nettement, mais vraiment nettement mal.
Par exemple, je sais que Kim connaît mon adresse de blogue. Si, dans un contrat, je suis insatisfaite et qu'elle le sait, qu'arrivera-t-il?
Aujourd'hui je suis fatiguée. Je suis écoeurée d'étudier. J'ai travaillé seulement une heure sur Mikimya, par manque de temps. Que dirait-elle si elle le savait? J'ai besoin de me défouler sur mon blogue.

Dans l'option a) et b), il y a aussi chance d'abonnement. Avec le RSS, on peut savoir directement ce que j'écris et quand je l'écris. C'est d'autant plus malicieux.
Plus que malicieux, parce que j'utilise le blogue quand je suis désemparée. On remarquera : quand je suis fâchée, abasourdie, frustrée. Il n'y a rien de rationnel ici, rien qu'y corresponde à ma personnalité, et c'est normal.

Sinon, l'option c) me plaît bien.
Je suis assez banale pour que, si on ne me connaît pas, on me laisse rapidement tomber. On me lit, on tombe dessus, c'est rassurant. Mais on m'oublie, et c'est aussi rassurant. Si je n'écris pas dans un style donné (alors que je suis très apte à le faire selon la Volaille ou certains courriels envoyés, ou encore ma fiche sur réseau contact) c'est que je veux rester dans la banalité. La frustration, l'amour et la colère son des sentiments banaux et puissants.

Bon, alors je demande : si vous me connaissez, que vous êtes abonnés, ou quoi d'autres encore, bref, si vous me lisez, faites-le savoir. Je changerai d'adresse. Bon, pas vraiment. Mais arrêter de me lire un peu. Une fois de temps en temps. Parce que ça me fait plaisir et ça me répugne à la fois. Je sais pas trop.

J'ai d'autres choses à écrire aujourd'hui. Je publie ça, ça va être fait.

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