What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

27 mars 2010

Sur le Quebec Gold urbanien :

C'est peut-être mon caractère simple ou ordinaire, mais ma personne corrobore pas mal avec les conclusions de l'article.

Un luxe, c'est déjà d'avoir assez de temps pour procrastiner et pour rester au lit ce samedi matin. C'est aussi cette barre de chocolat bio-équitable que j'ai achetée avec ma marge de crédit. Ou de recevoir plusieurs amis en faisant un souper avec plusieurs services. Peut-être de devoir choisir entre plusieurs fêtes, lorsque je suis invitée à plusieurs célébrations en même temps.

Mais rarement je considère des objets comme du luxe. Je les méprise, plutôt. Un peu par culpabilité culturelle et historique québécoise. Un peu parce que je suis trop grosse pour me conformer à la beauté normative. Aussi pour me moquer du capitalisme. Je veux éviter d'idolâtrer le consumérisme. Mais bon, tout ça est vain, en même temps, puisqu'on divinise d'autres valeurs. Je me sens déjà plus près des chandails des Mains folles et de sacs de Cynthia Dinan-Mitchell que de Andy The Ahn. J'ai aussi acheté plein de foulards colorés pour paraître plus gauchiste. N'y a-t-il pas un sentiment d'appartenance, d'abord, dans le luxe?

Et c'est peut-être aussi mon drame : vivre selon quelques convictions, au-dessus de mes moyens, alors même que ces valeurs sont culturelles, relatives et nettement pas véritables. Cependant, j'ai le luxe d'y croire, ce qui ne prévaut pas, parfois, ailleurs.

***

Côté article, j'ai bien aimé les mises en situation qui décrivaient les lieux, l'atmosphère et les non-dits de la rencontre. J'avais remarqué ce genre de descriptions souvent dans les magazines anglo-saxons qui illustrent autant le contenu que le contenant de l'entrevue. Un peu moins dans la culture francophone, qui y va pour les questions-réponses.

Merci aussi pour tous les référents culturels ludiques, Esteban, Jacques et Simple Plan compris.

9 mars 2010

Retrouvé; ça m'amuse, il aurait fallu que je complète.

Petit lexique d'Angélique


Avantage évolutif

N'importe quel examen de biologie, d'écologie, de microbiologie ou d'anatomie humaine possède, très souvent, une question qui porte sur l'avantage évolutif. Du coup – c'est un réflexe acquis – je me questionne sur l'avantage évolutif de beaucoup de choses : « quel est l'avantage évolutif pour le moustique de produire un anti-coagulant qui est aussi un allergène pour le corps humain? »

Définition circulaire

Définition qui fait perdre du temps dans un dictionnaire.

Ouin, pis?

Sorte d'insultes qui, selon le contexte et l'interlocuteur, peut être relativement blessante, surtout quand on croit l'intervention justifiée. Elle témoigne d'un manque d'intérêt.
Ex. 1 :
- Savais-tu qu'un seconde, c'est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133?
-Ouin, pis?
Ex. 2 :
-Savais-tu que je me marie demain?
-Ouin, pis?

Photo-réalité

Les « anciennes » biographies étaient très peu imagées. Certaines « vieilles » personnalités privilégiées ont eu droit à quelques portraits; les personnalités plus récentes à une photo de famille pendant leur enfance. Mais aujourd'hui, avec l'individualisme, on peut retrouver des photos de chaque moment, de chaque enfant, un peu comme un photo-roman personnalisé. Ce qui est bien si l'enfant devient une vedette-réalité.

Photo-relativité

Bogue intellectuel quand on apprend que la seule constante de l'univers, c'est la vitesse de la lumière. Un mètre est la distance parcourue par la lumière en 1/299 792 458 de seconde; une seconde équivaut au temps que prend la lumière pour traverser 299 792 458 m. Ouais, c'est ça. Mais bon, heureusement, pour éviter la définition circulaire, une seconde, c'est aussi la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133.

Manque de toucher

Besoin étrange qu'on peut ressentir, après quelques mois à plusieurs années de célibat, de se faire toucher.

Les bébés prématurés grossissent plus vite s'ils touchent (sont dans les bras, sur le ventre) constamment leurs parents. Enfant, plusieurs interactions ont rapport avec le sens du toucher : se chatouiller, jouer à la tague, câliner son frère ou ses parents. On peut aussi remarquer que les premières expériences amoureuses sont marquées par le toucher (embrasser, donner la main, etc.) Ces expériences se font simultanément à l'émancipation de l'enfant, qui s'éloigne alors du « toucher parental ». Le sexe et les câlins deviennent ensuite une source importante de toucher. C'est pourquoi je me questionne : quelle serait la relation entre le toucher humain et la production corporelle de certaines hormones, de certains neurotransmetteurs peut-être bénéfiques? Qu'est-ce qui rendrait ce toucher « humain » différent que le toucher des objets (se caler dans son sofa)?

7 mars 2010

Mes oreilles cillent.

Les deux pierrots étaient plein de conformité, dans les tounes, dans les habits, dans ce que les gars portaient, dans ce que les filles étaient. Je me suis maquillée. Je pressentais. C'est pour dire.

Mais ils étaient très heureux, l'instant d'une soirée. Beaucoup d'amusements.





Je suis pourtant, autant, pensive.