What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

24 oct. 2009

Un bon orgasme équivaut à trois heures de sommeil, étude personnelle effectuée de façon empirique. J'dis presque que j'ai lu ça sur un forum.

Ça revigore, ça détend.

Mais combien ça prend de temps à avoir, un bon orgasme?

22 oct. 2009

Poche poche poche poche.

Oué.

Hop hop hop hop.

Oué.

Danse danse danse danse.

Oué.

Et on recommence...

Poche poche poche poche.

Oué.

Hop hop hop hop...

21 oct. 2009

Une nuit avec Capone m'a touchée beaucoup. Je réagis :

Adolescente, les profs de français tentaient d'intéresser les « bums » de la classe en faisant lire des romans jeunesses dits noirs ou durs. J'ai le souvenir flou d'avoir dû étudier du Raymond Plante. Du haut de nos coquetteries hypocrites, on trouvait ça ben hot d'avoir l'impression d'accéder à un monde interlope. Quand ta vie parait casée, tu fantasmes sur l'exception.

Sincère merci pour l'excursion dans un monde dont je n'avais visité que l'émulation. Beau texte.

Moi je vais voir Goodfellas ; on est crissement bien dans son sofa.

16 oct. 2009

Ce n'est pas que je suis trop dure avec moi-même.

C'est que je me trouve poche.

Quand on se trouve poche, on se sent poche et on est poche.

15 oct. 2009

Je pense s'il y a une providence, elle me débarasse des élèves perturbateurs!

14 oct. 2009

Liste des hommes intéressants à qui je ne ferais pas d'avances par croyance au fait que l'impression est pas réciproque :
- Larc
- Pas chaud
- Le boulanger

Phoque, non, le choix est limité.

***

Être jumelée à des stages 3 m'a fait comprendre que j'avais évolué depuis. Mes préoccupations sont autres. C'est bien. C'est rassurant de voir qu'on grandit.

12 oct. 2009

*************** Jour 2 ***********

Si je me relisais, je m’effacerais.

***

Parfois je me dis que tout le reste est inutile. On peut vivre en mangeant, en sécurité, en étant propre, changé, bref, en répondant avec la pyramide de Maslow. Le reste est virtuel, inutile, futile. Le reste, c’est un monde monté sous toutes les coutures.
Au contraire, y’en a d’autres où je combats la vie primaire ; je cherche les idéaux, je planche sur les Lumières, je promeus le monde intelligible.

Je ne sais pas, je ne sais plus. Tout est peut-être dans une crevasse dans un entre-deux.
Non, en fait, je pense que je peux préciser ma pensée. Ce que j’ai toujours dénoncé, c’était de voir le système au premier degré, de ne pas le requestionner, de ne pas saisir le Spectacle derrière, les rouages qui s’y trament. Il faut de la pensée, il faut de l’analyse pour tout ça. Et reconnaître le spectaculaire, qui est création de toute pièce, ça nous permet aussi de remettre la vie sur le plancher des vaches. Je me répète. La vie est très simple, la complexité vient des humains. Mais comprendre cette complexité ça prend un fucking de bon cerveau, parce qu’au départ, on pense que le culturel est réel – et pire je dirais ! – on croit que le culturel est vrai.

***

Mes rêves sont tellement le reflet de mes angoisses et de mes questionnements ; en rêvant, je peux savoir ce qui me préoccupe réellement. Cette nuit, j’apprenais qu’on était tous habités par des extra-terrestres, un peu comme des entités, des fantômes, des parasites qui nous contrôlaient comme des pantins. Son extra-terrestre marchait, jouait et était très malins, mesquins même – tout le contraire de l’homme en scaphandre. En général, ils se moquaient de nous. Ils trouvaient nos préoccupations bien idiotes, nos contradictions incohérentes, nos pléonasmes malsains. Mon extra-terrestre à moi était plus petite, cheveux un peu à la Demi Moore dans mon fantôme d’amour (une dérivée de la coupe champignon), lesbienne, beaucoup plus mince, un peu plus jeune aussi, 20 ans. Elle reflétait ce besoin de ne pas grandir, mais aussi l’impression de ne pas avoir l’apparence que je mérite. À table, sa blonde paraissait étonnée : « tu n’es pas lesbienne ? c’est drôle, tu as vraiment le look ». Sa mère, en m’entendant, était prise d’une forme de compassion et de pitié à mon égard. Je réfléchissais mieux que le reste de l’épais du genre humain et aimait probablement ma franchise. Tu cherches un homme, tu veux un chum ? Pourquoi ? Je suis en manque de sexe, je lui ai dit. Elle m’a organisé une date pour la soirée, pour avoir un amant extra-terrestre – eux, ils se foutent un peu des normes, comme les vampires de True Blood. Pis ils aiment baiser, pis ils se foutent de mon apparence.
Mon rêve aurait pu s’épicer – bien que le gars semblait ordinaire, de prime abord. Je l’aurais probablement fait, je voudrais tellement pouvoir répondre au besoin. Mais comme dans le monde réel, je me suis réveillée.

Ouais, je voudrais bien qu’on me donne la chance d’être lesbienne ; en attendant, peut-on me donner des lasphul à crues ?

***

Héhé, j’ai hâte de voir si écrire lesbienne et baiser dans une seule entrée fera augmenter mes côtes analytic. Je suis prof, je me suis tout de même censurée. Très franchement, nope, je pense que je resterai aussi pas lu qu’avant. D’abord et avant tout parce que ce que j’écris est fait pour moi, pis aussi beaucoup parce que c’est mauvais. Et c’est très bien comme ça.
Aucun réseau sans fil n’est détecté. Mon cerveau sera libre de tumeur si j’habite à St-Alphonse. (de Rodriguez… de Granby, c’est presque à la maison. C’est rassurant un St-Alphonse de Granby ; de Rodriguez ça reste une difformité avec un lac.)

***
J’avais oublié ce que c’était de m’occuper d’un autre. Laver, langer, lavement, changement. Être engagée pour accompagner, c’est difficile ; probablement une vocation. Je veux faire à manger pour le souper, mais je suis occupée à lire des yeux qui parlent. En énumérant des lettres, je brûle des crêpes.
Et toujours quelque chose à faire ; je veux éplucher des patates, il veut du vin. Je veux mettre les patates dans l’eau bouillante, il veut son urinoir. Je veux faire cuire ma truite, il veut s’asseoir dans un fauteuil. Je veux faire ma béchamel, il veut que je change de poste. Je veux faire revenir les oignons, il veut une narine propre. Je veux faire le souper, il veut de l’attention. Et pourtant, c’est un phénomène tout à fait normal ; tout ce qu’il ferait serait habituel avec deux jambes.
C’est un droit à la vie assisté. Un reste de notre compassion judéo-chrétienne. Comme homme caverneux, y’aurait pas été fort.
Ça me rappelle combien ce n’ est pas bien payé et que l’enseignement reste probablement un bon choix (J’allais dire de paresseux vs paie : c’est oublier les 9 heures que je dors ici vs les 5 heures maximales de mes stages en éducation).
***
J’ai pas aimé le spectacle sur l’eau. Ça ressemble à un téléthon pleurnichard et cheesy. Ça n’a pas la force de ce que fait le Cirque. C’est probablement organisé à la va-vite, je sais pas.
Pour les causes non environnementales (sté, les associations caritatives qui font faire leur t-shirt par les enfants de Gildan), je comprends bien les téléthons. T’es populaire, alors ton public-cible regarde la télé. Je suis de celles qui aiment encore mieux être sensibilisée socialement ; je suis de cette génération des médias sociaux.
Je tiens beaucoup aux causes de droits humains ; ça, ça vaut la peine.
Mais suis-je seule à prioriser les causes ? J’ai toujours pensé que l’environnement est prioritaire : si on ne vit plus sur cette terre, on ne pourra pas trouver un remède au cancer du sein. Pour moi, en ordre de causes prioritaires :
1 – environnement
2 – besoins primaire (eau, maladies curables, alimentation)
3 – respect des droits humains
4 – causes médicales et autres
Je suis une maudite utilitariste. Je vois pas pourquoi on encouragerait de la recherche ultra couteuse sur des maladies relativement rares alors qu’avec le même montant on peut toucher 6 fois plus de gens.
***
Les raccourcis de mon pointeur tactile sur mon AspireOne me font chier. Moi je veux juste bouger la souris, je veux pas constamment faire page précédente et suivante et zoomer sur ma page. Plus, je peux même pas défiler sur firefox, ce qui serait utile.

***
Rebonjour St-Léonard. J’imagine que tu es une autre version de Duvernay ? Tu me lis énormément, encore sur un mac avec firefox. Je trouve bizarre tout ça. Bonjour, lecteurs anonymes (et/ou, ce qui est peut-être aussi le cas : anciens prétendants.)

9 oct. 2009

Lucie est venue; ben souriante, la dame.

Je pense que je cause la mort aux sites web, pardieu. Parce qu'il n'écrit plus.

(J'aime beaucoup me sentir plus puissante que je ne le suis, en attribuant la cause de certains évènements à mon entreprise - alors qu'il n'en est strictement rien.)

8 oct. 2009

Je le fais pour être cause de joie, pas de tristesse.

Je les ai déçus; je me déçois aussi. Mais en même temps; je ne sais plus ce qui relève de la peine de la possiblité.

J'me sens toute piteuse, incompétente. Faut que je rationnalise et que je me répète qu'il faut dire non, qu'il faut tenir son bout. Et que je dois être plus souvent cause de de de de de de de joie que de tristesse.

Je veux écouter it's not too beautiful en version cd; la version live est encore plus mélancolique.

Lucie ne vient pas. Ben souriante, la dame.