What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

22 févr. 2005

Ne plus culpabiliser.
je déteste avoir cette sensation de ne pas cerner un personnage

je déteste cette peur de déplaire
Pourquoi mon père se fâche-t-il toujours pour rien?

Il fait toujours des erreurs de raisonnement. Il dit par exemple que je ne me réveille pas au moins 6 fois sur 5 quand il me réveille. Statistiquement, c'est impossible. C'est une hyperbole et même si c'est une figure de style, ça ne peut pas être pris en compte dans la rhétorique. J'ai dit à mon père que ça ne m'arrivait pas de me réveiller une fois sur cinq. Il n'y croit pas.

Quand je juge que je suis trop fatiguée et que je peux me permette une heure de plus de sommeil, je dors simplement une heure de plus. Est-ce que son intervention en est pour autant diminuée? Ce n'est pas parce que je n'étudie pas, c'est parce que je suis fatiguée. Gagner une heure de sommeil peut être tout aussi bénéfique qu'une heure d'étude où on n'apprend peu parce qu'on baille.

Grr. Mon père refuse de lire tout manuel de philosophie, tout manuel de science. Quand j'expose mes arguments, il dit que je joue à l'intellectuelle. Je considère que j'ai raison, mais qu'il est trop orgueilleux pour l'avouer. Je n'aime pas cet orgueil.

14 févr. 2005

Cauchemar cette nuit : je rêve que j'ai virus informatique. Dans mon rêve, je me réveille, je passe devant le micro-ondes : il est 4:44.
Dans la « vraie » vie, je me réveille, paniquée, je passe devant le micro-ondes : il est 4:42. Je descends en courant les marches pour faire anayser par Housecall. Y'a rien.

Faut vraiment être nerdz pour que dans ses cauchemars on rêve que notre ordi est attaqué par un virus.

10 févr. 2005

Idées de paroles :

Je ne sais pas le dire, je ne sais pas comment.
Tous les empires empirent en pillant les parents.
Je n'aime pas laisser des messages en suspens, durement élaborés (je n'écris pas si rapidement que ça), parce qu'ils ne se prêtent plus à la conversation. Celui-ci était destiné à Jean, mais il équivaut bien au malaise d'hier (dissipé cette nuit):

«J'vais faire un peu de physique, après quoi j'appelle à SPCA (comment disposer de 50 rats après mon projet d'intégration?), après quoi je vais au cégep pour voir le résultat d'un ensemencement en microbio.

Ma côte R a encore baissé, moi qui croyait qu'elle était demeurée à 28,8. (c'est ce qui s'est affiché à la fin de ma 3è session) Non, elle est de 27,1. Je ne pense pas que ça ne me bloque nulle part, mais j'en suis découragée.
Au secondaire, je me valorisais par mes résultats scolaires. Je ne sais plus qui je suis, je doute de mon intelligence. Je n'aime pas être déstabilisée. »

Pessimisme.

Mon rêve mettait en scène mon père, cette nuit. Rien de choquant, rien de cauchemardesque, seulement cette impression d'aller à quelque part et d'être toujours bloquée. Il m'arrive souvent de rêver que je vais vers une situation (un endroit) mais que je suis bloquée par les éléments extérieurs.

Ici, nous devions aller à Toronto. Mon père allait à une conférence (sous-entendu de Melaleuca, héhé). Nous avons été bloqués par :
- une minoune (mon père devait laisser sa minifourgonette pour des fins éducatives d'une école spéciale où chaque semaine les élèves d'une école primaire spéciale devaient admirer l'auto d'un parent : l'école est un produit du rêve)
- l'indécision (mon père est allé vers Gatineau, puis est revenu, ne souhaitant pas partir tout de suite)
- une mauvaise planification financière (y aller en autobus, à partir de Granby, aurait coûté moins cher)
- la tête bornée de mon père (il a voulu quand même se rendre à Montréal en auto, suite à quoi il devait trouver un stationnement pour y déposer son auto quelques jours)
- un manque de temps, de planification (nous sommes partis trop vite, je n'ai pas eu le temps de faire mes provisions, ni choisir des vêtements pour le séjour)

Généralement, les réunions de Melaleuca sont à Montréal. J'ai donc l'impression que je ne pourrai pas aller à Montréal à cause de mon indécision, de mauvaises planifications (financières, temporelles - ça se dit vous croyez?, d'être incapable de se projeter dans le futur) et enfin, de ma tête bornée. Mon père représente un élément extérieur. Mais est-ce que toutes les difficultés seraient causées par lui?

Les rêves ne portent pas conseil. Ils représentent de façon imagée une situation et les sentiments qu'elle provoque : dans mon cas, beaucoup de frustration.

Pascale a la chance d'avoir des rêves thrillers. Dans son cas, c'est vraiment parce qu'elle voit « trop de films ». :)

9 févr. 2005

Je me demande ce que Pascal me prépare. Oui j'ai un port USB, oui j'ai Windows 98. Mais qu'est-ce qu'il trame? J'ai hâte moi, d'avoir un cadeau.

Ça paraît peu, mais j'ai mis beaucoup de temps dans ces *)_T&& de corrections.

On m'a appris par politesse de ne jamais accepté la paye d'un travail fait pour des amis, fait pour la famille.

La règle est totalement idiote, mais la culpabilisation fonctionne efficacement. Mon père ne me paie jamais ce qu'il me doit vraiment, ma mère non plus. Pascal a dû insister pour que j'accepte quelque chose de lui. Et même si Kim insistait pour que je corrige rapidement son site, je n'ai jamais été payée. Ni pour Céline, pour qui j'ai corrigé - en retard, j'en conviens - la moitié de sa thèse. Mon père n'aurait pas accepté que je lui demande un sou, puisqu'elle est de la famille.

Mon père n'accepte jamais d'aller visiter à l'improviste sa famille « au cas où je les dérangerais ». Pourtant, sa famille débarque toujours au mauvais moment, arrivant à 8h30 du matin quand je veux dormir, en criant de tous leurs poumons pour bien me réveiller (mais c'est « pas de leur faute ») . On dirait qu'ils préfèrent visiter mon père la journée ou la veille de mes examens. Si j'ose me plaindre, mon père me répond « T'as pas honte? Ce sont mes frères et mes soeurs. C'est ma maison. J'y fais ce que je veux. » Et moi j'endure, bônasse, les énièmes « Pis toi, es-tu en train de te faire un chum? », « Comment est-ce que ça va dans tes études? » . Les deux choses qui me font généralement croûler sous les sanglots, j'en conviens.

Résolution pour 2005 : Ne plus être bônasse, réclamer avidement mon dû.

Dogville et l'excellent Lars Von Trier m'auront peut-être appris quelque chose.

Je n'écris pas bien. Le blogue est un journal disparate. J'y perds mon style. Et Dieu sait comment je m'aime bien quand je suis douée.
J'ai les blues. Où est-ce que je m'en vais?
Je devrais continuer à bloguer, seulement pour me vider les trippes. De toute manière, qui lit vraiment? C'est pour moi seule et j'en suis consciente.

J'étais persuadée d'avoir une côte R de 28,8, surtout que c'était le résultat donné pour la troisième session. Elle est descendue à 27,1. C'est désolant, c'est frustrant. Quelqu'un peut-il m'expliquer le principe de la côte R cumulative?

J'expliquais à Mathieu hier que j'avais développé trois sources de valorisation : les résultats scolaires, être aimée de tous (élèves et professeurs) et mes amies les plus chères. J'ai perdu les trois, par éloignement, par manque d'intérêts, par manque de passion.
J'ai réussi à vraiment être heureuse en secondaire 4 et 5. Maintenant, je ne me reconnais plus, je suis perdue, lâche, désemparée. Les faiblesses apparaissent en gros plan, parce que les forces ne les dissimulent plus. Je me demande si je déprime ou si je dépresse (-> dépression). Mais en général, ça va super bien. Maniaco-dépressive? Les bas sont plus bas que les hauts, qui sont très peu hauts. Ça va mal mon affaire.
Marasme et mal-être.

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Flash d'une émission du primaire, avec Bruno Blanchet et l'autre, dans la lignée de la dynastie des Robinson : « Ça va, ça va, ça va mal. Ça va mal. »

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La St-Valentin s'avance à grands pas. Intérieurement, je sais que je m'en veux de ne pas encore être « matchée ». Est-ce qu'être amoureuse réglerait tout?

Je commence à m'attacher à mon personnage de théâtre, madame Romano. Je l'aime parce qu'on l'aime. Je l'aime parce qu'elle a un mari. Comme si être en couple valorisait une personne, la justifiat. Ça me fait plaisir de la jouer, je m'en sens du coup valorisée.

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J'ai fait un cauchemar cette nuit.

Et puis tiens, puisque personne ne me lit... parlons du tabou.

Je mélange souvent mes convictions laïques aux pseudo-sciences dans lesquelles j'ai été élevée. Il en résulte une drôle de morale, dans laquelle je ne sais plus vraiment où est le bien et le mal.

Masturbation : c'est tabou non?

Leloup chantait « Et y'a pas de mal à se faire du bien ». Je le sais, mais je culpabilise.
Je n'éprouve jamais de plaisirs, c'est toujours nerveux. 5 minutes avant de se coucher, pour se détendre. Mais ça ne détend rien et je culpabilise. Y aurait-il des formes-pensées qui pourraient m'accompagner suite à la pratique? (d'où la culpabilisation et les pseudo-sciences)

Et donc, mon père, furieux, nu, zizi coupé, argumentait contre la pratique. Ce que je faisais était horrible, épouvantable et surtout, il m'entendait. Se faire prendre sur le fait est le comble de la honte.

Je me suis réveillée en sursaut. Je préfère quand je rêve à des nazis, décidément. Il est beaucoup moins stressant de se faire exécuter quand on sait que notre action est moralement acceptable. (chez les nazis, je n'avais pas dénoncé les Juifs, alors on me fusillait)