What about my feelings?

J'écrirai tout ce qui me passe par la tête.

28 avr. 2009

J'ai fait des recherches sur/pour Alexandrine. Je ne sais pas si c'est que je veux lui faire dire là-dessus, je me sens pas à l'aise avec la politique américaine (avec la politique). Avec tout, tout court.

Bref :
1) Les machines étaient vieilles, certaines ont mal comptabilisées le vote et l'ont enregistré comme un vote en blanc.
2) Certains bulletins de vote étaient propice à une erreur de lecture au profit d'un tiers candidat.
3) La technique du code électoral en vigueur était complexe.
4) Le recomptage manuel ne changea pas les résultats.
5) Les juges de la Cour suprême de la Floride étaient démocrates; ils ont autorisés un autre recomptage. Les juges de la Cour suprême (républicains) ont déclaré inconstitutionnel le recomptage de la cour de la Californie.
6) Gore était devancé d'une centaine de voix seulement.
7) Un consortium de journaux recompte en privé tous les bulletins de vote. Gore aurait alors gagné avec une majorité de 60 à 170 voix, pour l'État de la Floride. Mais Bush gagnait dans les comtés où Gore a demandé un recomptage.
8) Le système avec grands électeurs (comme notre système représentatif) an favorisé Bush. Mais le vote populaire allait en fait à Gore.

Ce qui fait que, si je refais la scène 1...

***

1. INTÉRIEUR JOUR. Studio.

ALEXANDRINE : Jeune fille 20 ans, cheveux rouge teints, délavés, droit, mais avec du volume. Yeux verts. Sans maquillage, très normale, imc de 26, naturelle. Fille d’un député agriculteur, mélange le meilleur et le pire des deux mondes.


REPORTER : Hors champs, voix grave, professionnelle, mais épuisée.

On tourne un documentaire sur la vie d’Isabelle.


ALEXANDRINE
(répondant au reporter, passionnée)
Isabelle? Quand je l’ai rencontrée? Au secondaire. Était brillante. Je me souviens qu’on parlait des résultats en Floride. C'tait tellement n'importe quoi. Les machines étaient vieilles, fuckées. Y'avait des problèmes 'ek les bulletins. Pis la loi était weird aussi. Faque quand y'ont voulu recompter, c'tait juste comme 3-4 comtés. Pis là, Gore a demandé à Cour Suprême d'la Floride - c'tait Démocrate ça - de r'compter plus que ça. Mais là, les Républicains d'la Cour Suprême des États-Unis sont allés dire que c'tait inconstitutionnel c'qu'avait dit la Cour Suprême d'la Floride. Mais en même temps, ç'aurait dû être Gore qui gagne. Y'avait ben plus de voix aux États, quelqu' chose comme 500 000. C'tait comme quand les libéraux ont perdu d'vant les Péquistes, pis qu'on avait eu plus de vot'. En tout cas, c'est le système qui a à changer, parce que là, la démocratie. Le système une tête, un député, ça empêche les tiers-parti d'avoir un pouvoir pis en même temps, le système proportionnel, ben, c'pas assez stable, avoir des coalitions partout, tu peux pas être le boss 'ec plein de mains su'l volant, comme Charest a dit pis, moi j'pense que la démocratie directe c'est...

REPORTER (H/C)
(la coupant : peut être fait avant)
Et Christophe?

ALEXANDRINE
Ah! Qui? Ah! Mon Dieu! Christophe pis Isabelle. C’est le couple parfait! Un homme tout droit sorti de ses rêves!

REPORTER (H/C)
Et ils se connaissent depuis...

ALEXANDRINE
Bah, je sais pas, je les ai toujours vus ensembles. C'est des amis d'enfance, j'suppose. Aucune idée.

REPORTER (H/C)
Ok. On reprend, tu me résumes tout ça en 30-40 secondes, le plus naturellement possible.
Le Maheux : lui non plus, je ne sais pas si je pourrai l'atteindre.

26 avr. 2009

Violet Blue a écrit un billet pertinent sur la bisexualité et sur sa discrimination.

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/g/a/2009/04/23/violetblue0423.DTL

Dans les faits, je me demande si mes fantasmes au féminin sont le reflet d'une culture pornographique qui valorise les échanges entre filles dans les films hétéro. Bien qu'à dire vrai... en fait... Est-ce que je fantasme aussi sur les femmes depuis que je regarde de la p., depuis les attouchements inexcusables ou avant?
(Anyway, ça me fait aussi pleuvoir aujourd'hui, alors je ne dois pas me questionner trop, encore que...)

Parce que la bisexualité féminine est cool chez les garçons et décriée chez les lesbiennes.
Déjà, des amies me disaient qu'ils pouvaient accepter l'homosexualité, mais pas la bisexualité.
« Quelqu'un qui ne peut pas choisir son camp. »

Mais qu'en est-il de Kinsey, justement? Peut-on s'affranchir des définitions sexuelles et décliner la sexualité au nombre d'individus la pratiquant? Que se passe-t-il, si, justement, je me sens à 1 ou à 2, sur son échelle, à Kinsey.

(Janette sort de ce corps! J'aurais bien voulu twitter, facebooké, mais c'est une sujet beaucoup trop inconfortable pour une lecture grand public.)
Je vais essayer d'écrire plus régulièrement. Y'a quelque chose qui grouille, qui bout. Je dois éviter de refouler. Ça fait trop longtemps que j'éparpille mes intérêts pour l'éviter.

***

ALEXANDRINE : Jeune fille 20 ans, cheveux rouge teints, délavés, droit, mais avec du volume. Yeux verts. Sans maquillage, très normale, imc de 26, naturelle. Fille d’un député agriculteur, mélange le meilleur et le pire des deux mondes.


REPORTER : Hors champs, voix grave, professionnelle, mais épuisée.

On tourne un documentaire sur la vie d’Isabelle.


ALEXANDRINE
(répondant au reporter)
Isabelle? Quand je l’ai rencontrée? Au secondaire. Elle était brillante. Je me souviens qu’on discutait du vote électronique en Floride. (faire d’autres recherches pour prolonger le monologue)

REPORTER (H/C)
(la coupant?)
Et Christophe?

ALEXANDRINE
Mon Dieu! C’est le couple parfait! Un homme tout droit sorti de ses rêves!

REPORTER (H/C)
Et ils se connaissent depuis...

ALEXANDRINE
Bah, je sais pas, je les ai toujours vus ensembles. Depuis l’enfance, je suppose. Aucune idée.

REPORTER (H/C)
Ok. On reprend, tu me résumes tout ça en 30-40 secondes, le plus naturellement possible.

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Paris, Texas, c'est bien. Excellente photo.

24 avr. 2009

Bon, suis tombée sur le blogue de Chabot, dans la famille élargie de Rappaz; ai commencé mon avide et habituel stalking internaute. Il semble avoir une sensibilité autre, beaucoup plus timide, emplie de « bonnes valeurs». La recherche intellectuelle est probablement la même, mais Rappaz doit coucher avec plus de filles.
Donc, bon, nécessairement, il semble un gars accessible et déjà je fantasme. (mais je l'ai apeuré pour sûr - il ne devrait pas revenir)

***

Je dois absolument commencer la rédaction de ce scénario, y'a un bon axe dramatique avec tous mes fantasmes inassouvis.

***

Toujours est-il, que dans l'amour de la critique du deuxième degré, qui en devient une première et une troisième à la fois (pis que dans la colonne des contre et pas des observateurs, mais que je focusse, bordel), Chabot riait des Fleurs sur la Neige, avec Céline Dion. Et comment dire. Je veux dire, ça me fait dire que, le jeu de Céline...

Ben, comment décrire, comment qualifier le jeu de Céline...
Allons-y par la négative.

Elle n'est pas :
- Gena Rowlands dans A Women Under the Influence;
- Nicole Kidman dans Dogville;
- Giulietta Masina dans la Strada;
- Sean Pean;
- Heath Leager dans The Dark Knight;
- Björk dans Dancer in the Dark;
- Louise Brooke dans Pandora's Box;
- Hillary Swank dans Million Dollar Baby.
- Pénélope Cruz dans Vicky Christina Barcelona.
- Kate Winslet dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind;
- Jack Nicholson dans One Flew Over the Cuckoo's Nest.

(Et je viens d'apprendre que Faye Dunaway avait gagné l'oscar de la meilleure actrice pour Network.)

Rien de tout ça. Elle est encore Céline, avec sa naïveté et sa candeur. Ça ne pardonne pas.

Ça pourrait être de bonnes qualités; pas chez une actrice; pas pour un personnage. Mais bon, la mini-série entière a cette saveur pédagogique. La didactique relationnelle offre rarement un jeu d'acteur intéressant.

***

Alors, avec quoi je décontamine? J'ai envie de voir Amores Perros, ou Taxi Driver ou Paris Texas.
Mais ils sont tous très longs pour cette soirée qui s'étiole et s'évapore.

Zut, mon tag analytic était disparu avec le nouveau modèle, bien que le statut était intact; j'ai bien peur qu'on m'ait lu alors que tout est à zéro depuis deux semaines.

21 avr. 2009

J'ai vu Boarding Gates aujourd'hui. Asia Argento réveille mes instincts saphiques, il faut dire (bien qu'italienne, je trouve qu'elle a un petit air d'Europe de l'Est - c'est peut-être parce que je regarde trop de p. de là-bas, mais je les trouve attirantes dans leur mélange de fragilité et de force - et c'était justement ce qu'elle jouait).
Moi j'ai adoré, la course, la fin achoppée, le jeu de manipulation. Beaucoup la photo aussi : il y avait des reflets partout, surtout sur le verre et en général (In the Mood for Love? - d'ailleurs je vois qu'Assayas a travaillé avec Maggie Cheung, à investiguer) , les scènes étaient plutôt lumineuses.

Par contre, je me rends compte, en lisant les critiques sur imdb (et wiki, et rotten), que les opinions sont partagées : les dialogues pauvres (oui), le jeu de Madsen peu convaincant (oui). Par contre, je suis pas sûre que le scénario est si mal ficelé. On n'aurait pas eu autant de sympathie pour Miles et Asia en voyant la relation s'échafauder; on ne se serait pas étonné du tournant. (peut-être trop de temps passé à la premiere partie?)

Et je ne suis pas si sûre que toutes les critiques d'ennui soit valables, quand les gens disent être un cinéphile hollywoodien moyen. Ni la critique des scènes sexy d'Asia Argento ; il me semble que ça fait partie du personnage. Drogue, tuerie sur gage, protitution, sado-masochisme, relations compliquées avec les hommes... tout ça va de pair. Je trouve que les scènes sont plus justifiées que dans un Summer Palace, par exemple.

Maintenant, est-ce que mon seul intérêt serait Argento? (Angie, souviens-toi que tu avais aimé the Night Porter - pas sad-mad, mais semblerait que tu ne sois pas insensible aux charmes, pourtant)

9 avr. 2009

Bon, je vais recopier la démagogie de Martineau ici, parce que je veux bien me souvenir de l'image plus tard.

« Je ne veux pas faire de la philosophie à cinq sous, mais je suis convaincu que cette vague impression d'irréalité explique en grande partie le succès des reality shows. Comme le héros du film The Truman Show, qui habitait un plateau de télé géant, nous avons le sentiment étrange que nous avons complètement perdu contact avec la vraie vie. Tout, autour de nous, semble faux. À force de regarder des films, nous en sommes venus à prendre la fiction pour la réalité. Nous nous habillons comme nos personnages de fiction favoris, nous parlons comme eux, adoptons leur posture. Lorsque nous allons en France, ce n'est pas Paris que nous voulons voir, mais le Montmartre d'Amélie Poulain, avec ses rues en carton et ses cafés-décors. Ce n'est plus le cinéma qui s'inspire de la vie, mais la vie qui s'inspire du cinéma...

Résultat: nous étouffons sous le poids de nos rêves. Alors, de temps en temps, nous nous tapons un reality show pour sortir de notre prison dorée et nous reconnecter avec le vrai monde. »

5 avr. 2009

Aujourd'hui, ça me rassure sur mon intelligence :

“evolved individuals know that people who are not intuitive can be dangerous to work with, since they are guided solely by the current appearance of things that are in reality, changing. Evolved individuals seek out others who have intuition and vision - a form of intelligence that comes from cultivating the instincts, observing the direction of change, apprehending the evolution of ideas”.
— Lao Tzu

Encore emptyspace.
C'est troublant. Je ne sais pas si je suis intelligente ou stupide.

“I used to think she was quite intelligent, in my stupidity. The reason I did was because she knew quite a lot about the theater and plays and literature and all that stuff. If somebody knows quite a lot about those things, it takes you quite a while to find out whether they’re really stupid or not.”
-The Catcher in the Rye

Attrapé sur emptyspace

Il faut vraiment que je lise l'attrape-coeur.

4 avr. 2009

Inspirée par les saucisses sautées de Julie-coloc :

- Sept saucisses s'inscrivent à une séance de sanskrit sans suite.

- Soixante saucisses sont sans le sous sous la sanglante oppression.

- Sept saucisses sanglotent sur leur sort sententieux.

- Sept saucisses s'obstinent au sein d'un syndicat.

- Six saucisses s'invitent à souper sous la soutane d'un sous-fifre du seigneur

- Soixante-seize saucisses se noircissent de signes de symbiose passionnelle.

- Six saucisses sont les sosies de Sufjan Stevens.

-Sept saucisses insensées se battent sans cesse sans sympathie.

- Sept saucisses sensationnelles semblent s'entendre sensiblement sans soucis.

- Sept saucisses essuient la vaisselle sans succès

- Seize saucisses symbolisent la transsubstantiation universelle.

- Soixante-sept saucisses s'accompagnent de steak saignant.

- Sept saucisses survivent à l'attaque surprise de six auto-stoppeurs.

- Seize saucisses sans sourires sanctionnent sept scélérats aux sentiments simplets.

- Sept saucisses suintantes s'engouffrent sous un sanglier sans scrupules.